Jeux et alimentation des perroquets
pour le bien être des psittacidés.
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Troubles du Comportement des psittacidés
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Troubles du comportement des perroquets

Nature des troubles pour les psittacidés

Ils résultent de l’accumulation de stress, de carences multiples et, pourraient, pour certains, être assimilés à de véritables troubles obsessionnels compulsifs (TOC).

La peur pour les perroquets

Le perroquet peut souffrir de peur panique, en réponse à de nombreux facteurs déclenchants. Pour la comportementaliste J. Vaillancourt, le perroquet est un « oiseau-proie », appelé à demeurer vigilant, en permanence, compte tenu des menaces qui pourraient peser sur lui (http/www.perroquet-perroquets.com).
M. Doolen attire l’attention sur l’extrême sensibilité des perroquets (Doolen 2006).

Agressivité des perroquets

Elle s’observe dans la nature et ce, de manière limitée, en période de nidification et d’élevage des jeunes. En captivité, elle est habituellement l’expression de peurs, parfois aussi d’une douleur ou encore, de jalousie induite par un attachement exagéré à une personne (imprégnation excessive). Elle peut être dirigée vers des congénères de captivité, les possibilités de fuite n’existant pas en cage, et des blessures graves, voire mortelles, peuvent en résulter.
Cette agressivité peut, aussi, être dirigée vers l’homme et se traduire par des attitudes typiques de menace, et/ou des morsures. Souvent, seule la personne objet d’un certain attachement est acceptée, les autres étant alors soumises à des réactions d’agressivité.

Cris (émissions excessives de vocalisations)

Objets de bien des ressentiments des propriétaires et source de nombreux abandons, des vocalisations excessives en intensité et en durée peuvent même, chez certains perroquets, mériter la qualification de hurlements ! Il faut cependant savoir que, dans la nature, ces oiseaux sont naturellement bruyants.
Les vocalisations tiennent un rôle clé dans la communication intra-spécifique, l’affirmation d’un territoire, l’alerte face à un danger. En captivité, elles servent, dans la mesure du raisonnable, à accueillir leurs maîtres et à renforcer les liens mutuels ou encore, à les attirer auprès d’eux. Mais, elles peuvent aussi exprimer une peur, une souffrance ou plus simplement la faim, voire une anxiété de séparation, chez des oiseaux excessivement « imprégnés de leur maître ».

Troubles du comportement des perroquets à connotation sexuelle

Des régurgitations (rejet de nourriture en provenance du jabot, naturellement exécuté par le mâle, en cours de parade sexuelle ou encore, pour nourrir la femelle au nid ou les jeunes) peuvent s’observer, soit en présence du maître, soit face à un miroir (image d’un pseudo-partenaire).
Une éventuelle masturbation, sur la main ou la chevelure, témoigne d’un hyper-attachement à une personne.

Mouvements stéréotypés des perroquets

L’oiseau présente des mouvements répétitifs, sans but apparent, de durée variable, qui se substituent à des comportements naturels. Ils apparaissent en réaction à diverses situations conflictuelles et se manifestent par des mordillements nerveux des doigts, des mouvements en huit de la tête, des balancements latéraux du corps, d’une patte sur l’autre…

Picage des psittacidés

Il s’agit là d’un trouble comportemental obsessionnel complexe, pénalisant pour l’oiseau, difficile à gérer pour le maître, comme pour le vétérinaire. Il serait trop long, dans le cadre de cette communication, d’envisager tous les facteurs qui peuvent être à l’origine de ce trouble.
Nombre de vérités et de contrevérités ont été émises à ce sujet. Pour résumer, disons que son étiologie est plurifactorielle, avec une importante composante comportementale. Le rôle des facteurs liés à la captivité serait déterminant. Le picage pourrait être mis en parallèle avec la trichotillomanie (arrachage de cheveux ou de poils) ou l’onychophagie (action consistant à se ronger les ongles) chez l’homme.
Il se traduit par la destruction progressive du plumage (grignotage, section), puis l’arrachage des plumes de couverture, suivi de celui des rémiges et des rectrices.
Cette destruction peut être très rapide et il n’est pas rare de voir des oiseaux devenir, à la grande stupéfaction de leurs maîtres, quasiment glabre en quelques heures !
On peut également constater, chez certains perroquets, des lésions circulaires de dermite ulcérative, au niveau du bréchet, lésions aggravées par une automutilation tenace.

Surtoilettage chez les perroquets

Ce trouble peut s’observer sur des individus isolés, qui n’ont pas bénéficié d’une éducation parentale quant à l’entretien normal du plumage, mais aussi chez des oiseaux qui souffrent d’une anxiété excessive ou encore, chez ceux qui subissent un excès de toilettage de la part de certains de leurs congénères, par trop protecteurs.
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