Jeux et alimentation des perroquets
pour le bien être des psittacidés.
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Comportement des psittacidés
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Traitement des troubles des psittacidés

Préambule

Il est bien évident qu'il ne s'agit en aucune manière à se substituer au savoir d'un vétérinaire. Ce qui suit est destiné à vous sensibiliser aux différents problèmes rencontrés avec vos perroquets.

Avant d’envisager un traitement des troubles du comportement, il est indispensable d’établir un bilan clinique, le plus complet possible, afin que toute origine organique puisse être éliminée, à savoir les maladies d’origine, bactérienne, virale, fongique, parasitaire, allergique, alimentaire (carences) (André 2004).
Ceci fait, l’approche thérapeutique va être guidée par le recueil détaillé des commémoratifs et par l’identification du ou des facteurs déclenchants des troubles observés. Ces éléments sont collectés à la faveur d’une conversation approfondie avec le propriétaire.
Plus le trouble est installé, plus il sera difficile d’obtenir des résultats tangibles. Les traitements s’inscrivent sur le long terme et exigent beaucoup de compréhension et de patience, de la part du maître. Il faut, avant tout, s’assurer que l’oiseau bénéficie d’un vrai sommeil réparateur d’au moins 10 heures, respectueux du nycthémère, loin de tout bruit et lumière.

Thérapie comportementale chez les psittacidés 

On incitera le propriétaire à renforcer positivement (encouragements, jeux, caresses, friandises…) les attitudes ou comportements souhaités chez son oiseau. Cette façon de faire s’inspire des techniques de conditionnement opérant. Dans le même temps, il sera nécessaire de renforcer négativement les attitudes ou comportements à éliminer. Plutôt que de les sanctionner, il sera toujours préférable d’éviter les conditions d’apparition des comportements non souhaités.
Dans tous les cas, il est essentiel d’éviter la surenchère, la répétition des conflits, sous peine de déclencher l’apparition de comportements stéréotypés.

Agressivité des perroquets

Elle est très souvent liée à la peur. Dans ce cas, il est nécessaire de sécuriser l’environnement de l’oiseau, de faire preuve de beaucoup de douceur et de patience.

Une autre source possible d’agression relève de manifestations hiérarchiques. On évitera, en particulier, que le perroquet prenne place, en position dominante, sur l’épaule de son maître, sauf autorisation de ce dernier. Il faut éluder toute confrontation et, en cas d’agressivité, ignorer l’oiseau, déplacer sa cage, momentanément, en « zone neutre », c'est-à-dire dans une pièce où il n’a plus ses repères territoriaux habituels.
Dans le cas d’une imprégnation excessive vis-à-vis d’une personne, associée à des manifestations agressives à l’encontre des autres membres de la famille, il est utile de pratiquer régulièrement, une « thérapie de groupe » dans une pièce neutre. Au cours de cette séance, l’oiseau est manipulé par chaque membre de la famille et amené à répondre positivement à quelques ordres simples, récompenses à l’appui.
Tous les participants devraient, en théorie, arriver à s’occuper de manière similaire de l’oiseau et établir une interactivité (jeux, toilettage mutuel sur le crâne, attitudes, friandises, brumisations…), de façon à éviter le phénomène d’imprégnation exagérée vis-à-vis d’une personne.

Cris chez les perroquets

Il faut éviter de répondre à la sollicitation du perroquet, qui cherche à attirer l’homme par ses vocalisations plus ou moins puissantes et surtout, éviter de répondre, à l’unisson, par des cris, sous peine de renforcer l’attitude de l’oiseau.
Pour interrompre ces vocalisations excessives, on peut le surprendre, à distance, par l’envoi d’un jet d’eau. Il est encore possible de le tranquilliser, en le plaçant à l’obscurité, pendant quelque temps, puis de revenir ensuite s’occuper de lui. Il est constructif de l’apaiser, par la parole, à distance, d’une pièce à l’autre et également, d’anticiper le déclenchement de vocalisations par trop puissantes, en détournant son attention.

Troubles du comportement à connotation sexuelle

Dans l’hypothèse où le perroquet régurgite exagérément ou se masturbe en présence d’une personne, celle-ci doit rompre aussitôt le contact et doit chercher à réduire l’imprégnation qui la lie à cet oiseau. Des caresses trop prolongées, particulièrement en région cloacale, sont à éviter. 

Mouvements stéréotypés chez les perroquets

Il faut essayer de détecter quel est le facteur conflictuel déclenchant, pour ensuite tenter de l’éliminer.

Picage des psittacidés

Comme cela a été dit plus haut, ce trouble nécessite de longs développements qui n’ont pas leur place ici. La seule chose qu’il est possible de dire avec certitude, quant au traitement, c’est qu’il n’existe pas de « pilule miracle» !

Thérapie médicamenteuse chez les perroquets

Il peut être utile, dans certains cas, de conforter la thérapie comportementale par l’apport de psychotropes. Il faut cependant bien avoir conscience qu’il ne s’agit pas là d’une panacée, que ces substances ne règlent en aucun cas le problème de fond et peuvent, au mieux, apporter une amélioration temporaire.
Elles doivent être employées suffisamment longtemps, au minimum pendant deux mois, pour qu’un éventuel effet positif puisse être observé.

 

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