Jeux et alimentation des perroquets
pour le bien être des psittacidés.
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Comportement des psittacidés
Vign_ugo

Depuis plusieurs siècles, les perroquets, en raison de la beauté de leur plumage et de leur exceptionnelle capacité à reproduire la voix humaine, ont été amenés à faire partie de l’environnement familier de certaines populations.
En dépit de cette antériorité, ce n’est que de manière relativement récente que l’étude de leur comportement social et de leurs capacités cognitives a été prise en compte par les scientifiques. Les perroquets et autres psittacidés occupent une place à part parmi les animaux familiers qu’il a été convenu de qualifier du terme de « Nouveaux Animaux de Compagnie» (NAC).
Cette communication résume l’intérêt d’un vétérinaire praticien, possesseur de plusieurs perroquets et qui cherche, tout d’abord, à appréhender leur comportement en captivité, pour tenter de mieux les comprendre.
Il apparaît utile de consacrer quelques lignes aux étonnantes capacités cognitives de ces oiseaux.

CAPACITÉS COGNITIVES DES PSITTACIDÉS

Jusqu’à une époque récente, les travaux concernant la cognition animale portaient, pour l’essentiel, sur les singes, les dauphins, alors que les oiseaux restaient relativement négligés, dans ce domaine complexe. Cependant, depuis quelques années, un certain nombre de chercheurs, tels I. M. Pepperberg aux États- Unis, B. Chauvin, C. Chardard Segurel, en France…, ainsi que de plus en plus nombreux comportementalistes aviaires, vétérinaires ou non, s’intéressent aux comportements normaux, mais également pathologiques, des oiseaux, psittacidés en particulier. J. Serpell, de l’Université de Cambridge, cité par I. Pratx, traite d’ailleurs les perroquets de « primates volants » (Pratx 2004).
En clientèle vétérinaire, les échanges avec les propriétaires de perroquets ne peuvent que nous conforter dans la découverte de l’existence de capacités cognitives exceptionnelles chez ces oiseaux. À l’opposé de ce qui se passe chez les oiseaux nidifuges, le cerveau des oiseaux nidicoles, tels les psittacidés, poursuit son développement après l’éclosion. Bien qu’il n’y ait pas de corrélations directes entre le poids du cerveau et les capacités cognitives d’une espèce, il peut être rappelé que, pour un poids corporel équivalent, la masse cérébrale du ara est 8 fois supérieure à celle de la poule.
Les zones cérébrales les plus développées sont celles qui correspondent à l’apprentissage de la parole chez l’homme et à la gestion des informations. Pour G. F. Striedter, il semble que le contrôle vocal suive des voies différentes, selon qu’il s’agit d’oiseaux chanteurs ou d’oiseaux parleurs (Striedter 1994). Le perroquet gris d’Afrique (Psittacus erithacus) est ainsi l’objet de très nombreuses études, dont celles conduites sur le célèbre Alex, oiseau fétiche du laboratoire de recherche d’I. Pepperberg ! (Pepperberg 1998 ; The Alex Foundation : http/www.alexfoundation. org/).
Les capacités surprenantes de ces oiseaux sont révélées par diverses techniques et, entre autres, grâce à la méthode d’apprentissage par compétition hiérarchique ou méthode «modèle/rival », adaptée de celle appliquée chez l’homme (A. Bandura), par D. Todt, I. M. Pepperberg (Pratx 2004). Au fil du temps, la complexité des épreuves s’accroît, associée à la prise en compte de plusieurs notions simultanées. Le perroquet apprend, peu à peu, à bâtir des associations de mots, à reconnaître différents objets, en fonction de leur taille, leur forme, leur couleur !
De ces expériences, il ressort que le perroquet est capable d’apprendre tout au long de son existence et de mener à bien des tâches cognitives complexes.
Pour certains auteurs il ferait preuve de compréhension, d’abstraction, de numérisation, de mémoire, de curiosité, d’imitation (paroles et gestes), d’altruisme. Il apprécierait les jeux, se montrerait capable d’employer des outils, assimilerait les concepts de catégorie, de relativité, de semblable et de différent, de présence ou d’absence.
Il utiliserait de manière fonctionnelle l’acquiescement ou la négation. Pour L. Lefebvre, ce que l’on peut considérer comme de l’intelligence chez le perroquet, s’exprime par « la capacité de trouver de nouvelles solutions » (Lefebvre 2001, http/www.biology.mcgil.ca/faculty/lefebvre). I. M. Pepperberg, quant à elle, établit un parallèle avec des enfants de 4 ans, pour ce qui est des capacités cognitives du perroquet et, de 3 à 4 ans, quant au développement émotionnel.
À l’opposé, un comportementaliste comme S. Martin pense qu’il n’y a pas lieu d’établir des comparaisons entre le quotient intellectuel d’un perroquet et celui des enfants.
Pour lui, les perroquets « sont tout simplement eux-mêmes » (Martin 2001 ; http ://www.naturalencounters.com).
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